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Par jean mimi sur le chant du grillon
http://lechantdugrillon.free.fr/Chroniques-Metal-880-karnysera-la-voix-du-mal.html
Pénétrer le royaume de ces Dunkerquois n’est pas chose aisée. Déjà enfile un Snorkel, car leur univers est plutôt froid ! Quand à leur style ? Et bien… Il leur appartient : Un mixe « Thrashelec Industriellement Customisé d’électrons libres » susceptible de te botter le cul à n’importe quel moment.
Ceci dit, l’album débute « joyeusement » par une intro pluvieuse et la nappe de synthé qui vient t’engloutir peut à peut, n’est pas dès plus rassurante. Tu penses profiter d’une éclaircie en
entendant le premier accord ? Perdu. Celui-ci renoue avec la période dépressionnaire des Cures et ça ne sent pas bon. Soudain, le 1er titre déboule « La voix du mal ». Sec & méchant, il est
chanté en Français, ce qui saupoudre une fine couche d’angoisse cuirassée par des rythmes cyniquo-clinique ! La basse quand à elle, sonne très Jean-Jacques Burnel (période Euroman Cometh) et, il
est indéniable qu’elle apporte un plus dans cette atmosphère teintée de nostalgie aussi ambiante que furieuse.
Après cette descente en rappel dans une cheminée de haut Fourneau. Requiem du Paria tape dans la butte, cordes acérées d’emblée, Tempo moins glacial et plus soutenu, Chant vindicatif, miam miam
ce titre sent bon le Live qui butte ! Dans un registre (live) équivalent, Guernica repart à l’assaut en nous matraquant la tronche de sonorités démentes conjuguées d’un solo de folie. Cette fois,
ça y est, tu pénètres à fond dans le skeud, quand « la morsure du soleil », vient te coller la première beigne.
En effet, celle-ci te prend à contre-pied et te voilà déconcerté par cette vision futuriste carrément démontée à la guitare sèche. Tu l’auras capté, il s’agit d’une version « Instru » à qui je réclamais une louche (voir une benne) de plus, bravo Messieurs ! Ce moment récréatif ne sera pas du luxe avant de tomber en « chute libre ». Le 6ème brûlot déclenche un éboulement pour un retour imminent à la case « noirceur », ce titre se révèle implacablement polaire.
Suit « Immortel », 4 minutes et 45 secondes de massage neuronal, Big titre, grosse intensité, peut être le plus complexe de l’album… Le messager délivre un tout autre « communiqué » avec son
intro Médiévalo-Japonaise, tu t’attends à voir rappliquer un Samouraï dans ta piaule, que nenni la Basse vient réchauffer tes esgourdes avant qu’un Riff t’enveloppe sous un déluge de
revendications illustrées. La guitare est absolument énorme sur ce morceau, d’ailleurs Julien en remet une couche sur « Sacrifist » qui s’affiche dans un registre Rock à la ritournelle
Nirvanesque ultra classique. Néanmoins, on sent le monstre prêt à rugir et cette prémonition ne se fera guère attendre avec « La dernière heure ». Croyant que c’était la mienne qui risquait
d’arriver, je plongeais volontairement dans leurs méandres torturées et stellaires en enfilant un K-Way au cas ou ! La encore, la gratte mixée sur des écorchures synthétiques te scotchent au mur.
Heureusement que les paroles susurrées par Mickael, nous rassurent un peut (non je déconne)… Seconde beigne, aï !
La fin justifie les moyens, donc : Egotrip nous plonge dans un drôle de Trip, tu ne sais pas si tu dois danser ou t’sauver et ? A 1 minutes 15, c’est plus clair : Tous aux abris. Rythmique
lancinante, Tempo Electro, Basse craignos, Texte de la mort et toujours cette guitare vraiment impressionnante. Ouf, le 12ème morceaux nous offre enfin, l’Absolution. La quiétude sonne le gong,
le glas et des prémisses d’apocalypse soit : Karnysera vaincra !
Chers amis, cet album est un bloc de granit écaillé d’un inquiètent givre, si la forme est compacte, il te faudra la scinder au marteau piqueur.
Le moule à terre, te révèlera les fondations d’un sacré groupe en devenir…
écrivez nous karnysera@gmail.com